Aperçu au niveau provincial

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Les provinces canadiennes présentent une grande diversité en matière de profil énergétique et d’émissions de GES. Cette diversité se reflète dans leur économie, ainsi que dans le coût et l’impact des mesures visant à atteindre les objectifs de réduction des émissions dans chacune d’elles. Ce chapitre examine les principales similitudes et différences qui existent entre elles dans la progression vers la carboneutralité et précise les défis particuliers auxquels chacune est confrontée.

Il est important de se rappeler qu’afin d’optimiser les dépenses totales, les contraintes sur les émissions de GES s’appliquent au niveau national plutôt que par province et territoire. Par conséquent, certaines provinces et certains territoires qui bénéficient de possibilités de décarbonisation plus avantageuses seront en mesure d’atteindre un bilan d’émissions nettes négatives, tandis que d’autres conserveront une fraction globale plus élevée de leurs émissions.

Faits saillants

  • Il existe une grande diversité en matière de production et de consommation d’énergie entre les provinces, ce qui les oblige à relever des défis différents, à court et à long terme, concernant leur contribution à l’effort national visant l’atteinte de la carboneutralité au moindre coût. Certaines provinces se retrouvent ainsi dans une situation où elles génèrent des émissions nettes positives, tandis que pour d’autres c’est l’inverse.  
  • Certaines utilisations particulières, comme le chauffage des locaux dans les bâtiments, peuvent être décarbonées dès le début dans toutes les provinces. 
  • Même si de nombreuses solutions sont applicables au niveau local ou relèvent de compétences provinciales, les transports devraient être pris en compte dans une perspective nationale.
  • Les provinces dotées d’un système électrique décarboné et d’un secteur industriel restreint doivent entreprendre très tôt la transformation des secteurs plus coûteux à décarboner, comme celui du transport; l’inverse est vrai pour les provinces ayant des industries à forte intensité d’émissions, comme la production de pétrole et de gaz, ou une production d’électricité à forte intensité de carbone, car la réduction des émissions générées par ces activités peut être réalisée rapidement et à un coût relativement faible.
  • Les provinces qui ont actuellement une production d’électricité à forte intensité d’émissions et une faible production hydroélectrique de base sont confrontées à des défis qui sont plus importants en matière de développement d’infrastructure de réseau; un plan national visant à soutenir les interconnexions provinciales pourrait faciliter la transformation nécessaire de la production d’électricité, et ce, en particulier pour ces provinces.    
  • En raison du fait que le transport de la biomasse est coûteux, la disponibilité des matières premières dans chaque province est un facteur important à considérer pour déterminer si les résultats d’une province donnée incluent la production d’électricité et/ou d’hydrogène à partir de la BECSC et, par conséquent, le volume d’émissions négatives de ladite province.
  • En définissant un objectif national, il est possible de tirer profit des émissions négatives de certaines provinces pour compenser les émissions de secteurs qui sont plus difficiles à décarboner dans d’autres provinces.