10.1 La Colombie-Britannique

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Figure 10.1 – Le profil énergétique de la Colombie-Britannique #

Émissions de GES selon les scénarios
Réductions d’émissions selon le scénario CN50
Production d’électricité selon la source
Production de biomasse selon la source

Les développements clés pour la Colombie-Britannique : 

  • Le secteur de la production de gaz exerce une pression importante sur les émissions de GES. Avec les mesures en vigueur, les émissions devraient augmenter plus rapidement que la moyenne canadienne, soit de 24 % d’ici 2030 et de 63 % d’ici 2050, en raison de l’augmentation de la production et du transport de gaz. 
  • Le scénario TC30 entraîne toujours une croissance continue des émissions de l’ordre de 43 % jusqu’en 2050, mais à un rythme légèrement inférieur à celui du scénario REF. 
  • Même les scénarios CN se décarbonent plus lentement à court terme que la moyenne canadienne; les scénarios CN60, CN50 et CN45 prévoient ainsi respectivement des réductions de 0 %, 22 % et 32 % d’ici 2030. Le taux de réduction augmente toutefois par la suite, car la baisse de la production de gaz et la hausse de la production d’électricité à partir de la bioénergie associée au captage et au stockage du carbone (BECSC) se combinent dans le scénario CN50 pour permettre à la Colombie-Britannique de présenter un bilan d’émissions négatives d’ici 2050 (- 19 Mt d’équivalent CO2).  
  • Dans les scénarios menant à la carboneutralité, la combustion industrielle est le premier secteur à se décarboner au cours de la décennie 2020, avec une réduction de 80 % de ses émissions dans le scénario CN50; la décarbonisation de la production d’énergie et des émissions fugitives aura lieu par la suite, soit après 2030. 
  • Les bâtiments résidentiels et commerciaux ont pratiquement éliminé leurs émissions d’ici 2040; la décarbonisation du secteur du transport demande cependant plus de temps et se limite d’ici 2050 à une réduction d’un plus de 50 % de ses émissions. 
  • D’ici 2050 ou 2060, tous les scénarios menant à la carboneutralité entraînent un plus grand volume d’émissions négatives que nécessaire pour compenser les émissions restantes de la province; à ce moment-là, la Colombie-Britannique sera donc nette négative en termes d’émissions de GES. 
  • Dans les scénarios menant à la carboneutralité, la production d’électricité en Colombie-Britannique connaît une croissance beaucoup plus importante que la moyenne canadienne. Selon leurs prévisions, celle-ci devrait ainsi augmenter de 16 à 37 % d’ici 2030 et être multipliée par 3 d’ici 2060. 
  • L’accroissement de la production d’électricité s’appuie d’abord sur la biomasse, ce qui permet à la province de générer des émissions négatives grâce à la production d’électricité à partir de la BECSC dès les années 2020; la production d’hydrogène à partir de la BECSC débute à partir de 2040; on observe également une part plus faible de BECSC dans l’industrie après 2040; les scénarios CN font également un large usage de l’EDA à partir de 2050, ce qui permet de presque doubler les émissions négatives découlant de la BECSC dans les scénarios CN50 et CN45. 
  • L’énergie éolienne commence à être utilisée plus tard en Colombie-Britannique que dans les autres provinces et ne fournit qu’environ la moitié de la nouvelle production d’électricité au moment de l’atteinte de la carboneutralité ou après. Bien que la province produise un peu d’énergie solaire, la majeure partie de l’autre moitié de la nouvelle production d’électricité provient de la géothermie (indiquée dans le graphique dans la catégorie « autres énergies renouvelables ». 
  • Dans les scénarios menant à la carboneutralité, les exportations d’électricité vers l’Alberta sont multipliées par cinq, même si cela représente un volume nettement inférieur à 10 % de la production totale de la Colombie-Britannique. 
  • Au fil du temps, la production de biomasse devrait s’appuyer principalement sur les résidus forestiers, cette production doublant d’ici 2030. À ceux-ci s’ajoutent plus tard les déchets organiques qui alimentent cette production, et ce, surtout à partir des années 2040, ce qui contribuera à générer une quantité considérable d’électricité à partir de la BECSC, une faible quantité d’hydrogène à partir de la BECSC, un très faible volume de biocarburants ainsi que du biogaz.