10.10 Terre-Neuve-et-Labrador

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Figure 10.10 – Le profil énergétique de Terre-Neuve-et-Labrador  #

Émissions de GES selon les scénarios
Réductions d’émissions selon le scénario CN50
Production d’électricité selon la source
Production de biomasse selon la source

Les développements clés pour Terre-Neuve-et-Labrador :

  • Dans le scénario REF, les émissions diminuent rapidement de 36 % entre 2016 et 2030 en raison de la baisse de la production de pétrole et de la réduction de 50 % du reste de la production thermique d’électricité. Cette tendance se poursuit et permet d’atteindre des réductions globales d’émissions de l’ordre de 68 % d’ici 2060, et ce, grâce à la décarbonisation complète des bâtiments qui ne l’étaient pas encore et à une réduction de 55 % des émissions du secteur du transport. 
  • En raison des fortes réductions prévues dans le scénario REF, l’effet relatif du scénario TC30 est faible. Par rapport à 2016 néanmoins, il entraîne une baisse des émissions de l’ordre de 40 %, laquelle atteint 73 % en 2060, et accélère simplement la tendance dans tous les secteurs. 
  • D’ici 2060, tous les scénarios CN convergent vers un bilan d’émissions net positif pour la province d’environ 2 Mt d’équivalent CO2, après avoir réalisé des réductions de 82 % par rapport à 2016.  
  • À l’instar de l’Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador possède un petit secteur industriel qui, par le fait même, contribue dans une moindre mesure aux émissions de la province. Le secteur du transport est responsable d’une part importante des émissions et le secteur résidentiel en produit également un certain volume. Cependant, les similitudes entre ces deux provinces s’arrêtent là, car le secteur pétrolier de Terre-Neuve-et-Labrador produit aujourd’hui le tiers des émissions de la province. Or, les émissions provenant de ce secteur sont les premières à baisser à partir des années 2020, et ce, même dans le scénario REF. Le secteur du bâtiment, y compris les bâtiments commerciaux, se décarbone aussi rapidement et élimine presque ses émissions d’ici 2030 en abandonnant le mazout de chauffage. 
  • Les émissions provenant des transports, et principalement des véhicules personnels, sont réduites de près de la moitié par rapport à leurs niveaux actuels d’ici 2030 dans les scénarios CN45 et CN50, une tendance qui se poursuit à plus long terme. Contrairement à d’autres provinces, cette tendance s’observe également dans les scénarios REF et TC30, et même si les émissions restantes sont plus élevées dans ceux-ci que dans les scénarios CN, elles représentent moins de la moitié des niveaux actuels d’ici 2050 ou 2060. Cela souligne le fait que la province dispose de très peu de solutions qui soient faciles pour soutenir ses efforts de réduction des émissions, à moins d’éliminer la production de pétrole, car elle ne peut pas réaliser des réductions dans le secteur de l’électricité.  
  • La technologie de la BECSC n’est que très faiblement utilisée pour la production d’électricité dans certains scénarios menant à la carboneutralité et la province ne produit pas d’hydrogène. Par conséquent, elle ne génère qu’un très faible volume d’émissions négatives, ce qui la rend nette positive en matière d’émissions à partir de 2050.
  • Après 2030, l’électricité est presque exclusivement produite à partir de l’hydroélectricité et, pour une très faible part, à partir de la biomasse, cette dernière contribuant également à la production d’électricité à partir de la BECSC. La production hydroélectrique augmente au fil du temps, plus rapidement dans les scénarios CN où elle s’accroît de 50 % en 2060, mais aussi dans les scénarios REF et TC30 où elle connaît respectivement une augmentation de 17 % et 20 %. Une forte proportion de l’accroissement de cette production est exportée vers d’autres provinces.  
  • Tous les scénarios, à l’exception du scénario REF, prévoient un doublement de la production de biomasse à partir des résidus forestiers, et les scénarios CN ajoutent à celle-ci l’utilisation des déchets municipaux pour la production de biogaz à partir de 2040. 
  • Étant donné que la production d’électricité à partir de la BECSC est pratiquement inexistante, la quasi-totalité de la biomasse sert à la production de biocarburants.