10.11 Le Yukon

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Figure 10.11 – Le profil énergétique du Yukon #

Émissions de GES selon les scénarios
Réductions d’émissions selon le scénario CN50
Production d’électricité selon la source
Production de biomasse selon la source

Les développements clés pour le territoire du Yukon :

  • Dans le scénario REF, les émissions augmentent de 59 % d’ici 2060; le secteur du transport est responsable de l’écrasante majorité de celles-ci, auxquelles l’industrie et les bâtiments contribuent également, bien que dans une proportion nettement plus faible. 
  • En raison du coût de la décarbonisation des transports, le scénario TC30 prévoit une augmentation de 22 % des émissions en 2030, un résultat loin de la moyenne nationale canadienne qui projette une réduction de 9 % de celles-ci; à mesure que le prix des technologies baisse, les émissions commencent à diminuer pour atteindre, en 2060, une réduction de 85 % des émissions par rapport aux niveaux de 2016.
  • Les scénarios CN font face au même problème et prévoient une augmentation des émissions de l’ordre de 15 % en 2030 (scénarios CN50 et CN45) et quelques émissions restantes en 2060, ainsi que des réductions allant de 63 % (scénario CN45) à 88 % (scénario CN60) en 2060 par rapport à 2016, car la réduction des émissions de GES est particulièrement coûteuse au Yukon. Dans ces trois scénarios, le bilan carbone en 2060 est positif, mais pour un volume très faible qui est d’environ 0,1 Mt d’équivalent CO2.
  • En ce qui concerne les émissions du secteur du transport, les prévisions des scénarios CN se distancent rapidement de celles des scénarios REF et TC30, notamment après 2040. C’est dans le scénario CN45 que ces réductions sont réalisées le plus tôt.  
  • Le secteur du bâtiment est presque entièrement décarboné au cours de la première décennie, et ce, autant les bâtiments commerciaux que résidentiels.
  • Alors que l’essentiel de la production d’électricité repose sur l’hydroélectricité, une partie de la production thermique est conservée, même dans les scénarios CN, pour alimenter les communautés qui peuvent difficilement être connectées au réseau. La biomasse est également utilisée à partir de 2040 pour permettre à la BECSC de générer des émissions négatives.
  • La production de biomasse n’augmente qu’après 2030 et s’accélère après 2040 dans les scénarios menant à la carboneutralité. Une partie de cette biomasse est utilisée pour le chauffage des locaux, mais la majeure partie de celle-ci sert à la production d’électricité à partir de la BECSC, ce qui contribue à compenser les émissions restantes dans le secteur de l’électricité, sans toutefois permettre d’atteindre un bilan d’émissions négatives.