10.13 Le Nunavut

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Figure 10.13 – Le profil énergétique du Nunavut #

Émissions de GES selon les scénarios
Réductions d’émissions selon le scénario CN50
Production d’électricité selon la source
Production de biomasse selon la source

Les développements clés pour le Nunavut :

  • Le scénario REF prévoit un doublement des émissions de GES d’ici 2060 qui sera entièrement dû à l’expansion des transports. En fait, comme au Yukon, le secteur du transport est responsable d’une écrasante majorité des émissions, et la plupart du reste de celles-ci provient de la production d’électricité.   
  • En raison du coût de la décarbonisation des transports, le scénario TC30 présente relativement peu de différence avec le scénario REF; il prévoit en effet une augmentation de 27 % des émissions en 2030 quand cette proportion est de 29 % dans le scénario REF. La différence s’accroît cependant à mesure que le coût des technologies vertes diminue, et le scénario TC30 anticipe une augmentation de 17 % des émissions en 2060. 
  • La décarbonisation est difficile à réaliser, même dans les scénarios CN, et ceux-ci ne conduisent pas à une réduction des émissions avant 2040, à l’exception du scénario CN45 qui prévoit une diminution de 11 % de celles-ci. Même en 2060, les émissions demeurent respectivement supérieures de 6 % et 10 % par rapport aux niveaux de 2016 dans les scénarios CN50 et CN45. Cependant, les chiffres absolus correspondants sont faibles, avec des émissions nettes positives d’un volume de 0,5 Mt d’équivalent CO2.  
  • Toute la production d’électricité est actuellement assurée par des centrales thermiques. Dans le scénario TC30, la production hydroélectrique se substitue rapidement à la production thermique et augmente au fil du temps dans le réseau, lequel est également alimenté par un petit pourcentage d’énergie éolienne. En revanche, les scénarios menant à la carboneutralité n’utilisent aucune hydroélectricité et s’appuient plutôt sur un fort volume d’énergie éolienne, associé à des capacités de stockage, pour répondre à la demande d’électricité. Il subsiste cependant un certain volume de production d’électricité décentralisée servant à alimenter les collectivités éloignées ainsi qu’une faible capacité de production thermique qui est conservée en tant qu’installation de secours. 
  • Les résidus forestiers accroissent l’approvisionnement en biomasse après 2030. Toutefois, le changement le plus notable pour ce territoire est le captage d’un volume important de biogaz de décharge, une activité qui s’accélère après 2040 dans les scénarios menant à la carboneutralité et qui permet au biogaz de devenir une plus grande source de bioénergie que les résidus forestiers. Alors qu’un peu moins de la moitié de la biomasse est utilisée pour le chauffage des locaux, la majeure partie sert à la production d’électricité à partir de la BECSC, ce qui contribue à compenser les émissions restantes dans le secteur de l’électricité sans toutefois permettre d’arriver à un bilan d’émissions négatives.