10.8 La Nouvelle-Écosse

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Figure 10.8 – Le profil énergétique de la Nouvelle-Écosse  #

Émissions de GES selon les scénarios
Réductions d’émissions selon le scénario CN50
Production d’électricité selon la source
Production de biomasse selon la source

Les développements clés pour la Nouvelle-Écosse :

  • Dans le scénario REF, les émissions augmentent de 21 % d’ici 2060, soit légèrement en deçà de la moyenne nationale, et cette croissance est principalement due à la production d’électricité et aux transports. 
  • Le scénario TC30 prévoit une réduction d’à peine 1 % des émissions d’ici 2030, laquelle devrait atteindre 16 % en 2060, un résultat encore une fois bien en deçà de la moyenne nationale. La principale différence entre ce scénario et le scénario REF concerne la production d’électricité. 
  • Dans les scénarios CN, près de la moitié des émissions sont éliminées d’ici 2030 et la production d’électricité à partir de la BECSC s’accroît en Nouvelle-Écosse. Il est intéressant de noter que la production thermique conserve des niveaux de production similaires à ceux d’aujourd’hui, et ce, même dans les scénarios menant à la carboneutralité. Par conséquent, l’évolution rapide et significative du volume d’émissions lié au secteur de l’électricité dans ces scénarios n’est pas due à des efforts de décarbonisation, mais à la production d’électricité à partir de la BECSC, et ce, même si la production d’électricité est multipliée par un facteur de 2,3 à 3 d’ici 2060. À la suite de ces changements qui ont lieu au cours de la première décennie, le secteur résidentiel est le prochain secteur qui réalise des réductions d’émissions entre 2030 et 2040 dans les scénarios menant à la carboneutralité. Le secteur du transport se décarbone plus lentement, comme c’est le cas dans la plupart des autres provinces. 
  • La transformation rapide de la production d’électricité, un secteur dont les émissions passent d’une forte à une faible intensité en termes nets, entraîne également des émissions négatives, et ce, dès la fin des années 2020 dans les scénarios CN45 et CN50. Cette tendance se poursuit sur toute la période envisagée, bien qu’à des degrés divers selon les différents scénarios CN. Avec quelques activités d’EDA, la province est nette négative d’ici 2050 dans les scénarios CN45 et CN50, et d’ici 2060 dans le scénario CN60, présentant un bilan négatif de 3 à 5 Mt d’équivalent CO2 une fois que le secteur du transport a réduit ses émissions à leur plus bas niveau. 
  • La quasi-totalité de la BECSC est utilisée pour la production d’électricité, alors que la production d’hydrogène est très limitée. 
  • Les PRM nucléaires font leur apparition à partir de 2040 dans les scénarios menant à la carboneutralité. Le volume de cette production semble d’abord dépendre du calendrier établi pour atteindre la carboneutralité, étant donné que le scénario CN45 développe cette production de manière plus agressive que les scénarios CN50 et CN60. Il est cependant intéressant de noter que ces différences persistent dans le temps jusqu’en 2060. 
  • La production de biomasse, qui augmente plus modestement en Nouvelle-Écosse que dans les autres provinces, repose presque uniquement sur l’utilisation d’un volume accru de résidus forestiers. Cette production évolue rapidement après 2040 dans les scénarios menant à la carboneutralité, mais elle présente des schémas très différents selon le scénario, ce qui suggère qu’il existe ailleurs dans l’économie d’autres possibilités de réduction des émissions qui sont concurrentielles.