10.9 L’Île-du-Prince-Édouard

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Figure 10.9 – Le profil énergétique de l’Île-du-Prince-Édouard  #

Émissions de GES selon les scénarios
Réductions d’émissions selon le scénario CN50
Production d’électricité selon la source
Production de biomasse selon la source

Les développements clés pour l’Île-du-Prince-Édouard :

  • Le scénario REF prévoit une augmentation des émissions de l’ordre de 20 % d’ici 2060, celles-ci provenant principalement des transports. 
  • Le scénario TC30 entraîne une baisse des émissions de l’ordre de 6 % d’ici 2030 et de 32 % d’ici 2060 qui provient surtout de réductions dans les secteurs du transport et du chauffage résidentiel. 
  • L’Île-du-Prince-Édouard possède un petit secteur industriel qui, par conséquent, contribue dans une moindre proportion aux émissions de la province. Le secteur du transport est responsable d’environ la moitié des émissions totales, alors que l’agriculture et le secteur résidentiel produisent la majeure partie du reste des émissions. Dans les scénarios CN, le secteur résidentiel est le premier à amorcer des réductions dans les années 2020, puis le secteur industriel lui emboîte le pas. Le secteur du transport est quant à lui beaucoup plus lent à réduire ses émissions, même si cette évolution est plus rapide dans les scénarios CN les plus ambitieux (CN45).  
  • La technologie de la BECSC n’est que faiblement utilisée pour la production d’électricité dans certains scénarios menant à la carboneutralité et la province ne produit pas d’hydrogène. Par conséquent, l’Île-du-Prince-Édouard ne génère aucune émission négative, ce qui la rend nette positive en matière d’émissions à partir de 2050, bien que le volume des émissions restantes soit faible en termes absolus. 
  • La quasi-totalité de l’électricité est aujourd’hui produite grâce à l’énergie éolienne; la production à partir de cette source triple d’ici 2050 dans les scénarios CN qui recourent également à l’énergie solaire. Les importations provenant des provinces voisines aident l’Île-du-Prince-Édouard à fournir la production de base. Elles sont d’un volume suffisant pour supporter l’augmentation de la production éolienne à court terme, et le stockage semble apporter sa contribution à cet égard à partir des années 2020. Toutefois, après 2030, ces importations d’électricité s’accroissent pour atteindre des niveaux qui sont supérieurs d’environ 60 % à ceux d’aujourd’hui.   
  • Le volume des résidus forestiers utilisé pour la production de biomasse augmente de plus de 80 % dans les scénarios menant à la carboneutralité, soit bien davantage et plus rapidement que dans le scénario REF. Les résidus de récolte et les déchets municipaux constituent d’autres sources sur lesquelles repose la production de biomasse. Étant donné que la production d’énergie à partir de la BECSC est pratiquement inexistante, la biomasse sert plutôt à la production de biocarburants et d’un peu de biogaz à plus long terme.