14.5 Conclusions

EN

L’évaluation des coûts nets dans trois scénarios menant à la carboneutralité (CN60, CN50 et CN45) et deux scénarios de référence (REF, CP30) suppose la nécessité d’investissements considérables pour l’électrification du secteur de l’énergie primaire du Canada entre 2016 et 2050, dans le cas des trois premiers scénarios. Ces investissements sont donc plus importants que ceux des scénarios de référence. Toutefois, après 2050, les scénarios menant à la carboneutralité pourraient entraîner des économies nettes considérables, en raison de la consommation réduite de combustibles fossiles. Ainsi, les investissements dans les infrastructures au cours des premières étapes de la transition seront compensés par une baisse des dépenses en combustibles fossiles au cours des décennies suivantes. Ces résultats sont comparables à ceux obtenus dans d’autres études, notamment les conclusions du modèle Energy PATHWAYS, qui établit que de grandes dépenses d’infrastructure aux États-Unis sont nécessaires afin de réaliser d’importantes économies par la suite (Larson et al., 2020).

On peut également établir des comparaisons entre les études précédentes portant sur les rapports de coûts investissement/PIB. Les résultats découlant de ce modèle indiquent des coûts nets amortis sur une base annuelle se situant entre 0,3 % et 1,5 % du PIB. Des valeurs similaires ont été obtenues pour le coût des transitions énergétiques au sein de l’Union européenne (D’Aprile et al., 2020) et en Allemagne (Andor et al., 2017; Unnerstall, 2017). Une fois la carboneutralité atteinte, les scénarios menant à la carboneutralité font apparaître des économies nettes comprises entre 0,5 et 3,4 % du PIB. Même si les chiffres présentés dans ce chapitre ne doivent pas être interprétés comme le fruit d’un outil de budgétisation précis, ces résultats indiquent que les transitions énergétiques au Canada sont loin d’être insensées et sont en fait économiquement réalisables.