2.9 Les points à retenir

EN

Les sections précédentes présentent l’augmentation substantielle et constante de la production de pétrole au Canada au cours des 20 dernières années, ainsi que la stabilité relative de la production de gaz naturel à l’échelle nationale. En examinant de manière plus approfondie le commerce de l’énergie, on constate que la production de pétrole s’est principalement concentrée sur l’accroissement des exportations, contrairement au gaz naturel qui, lui, a connu une baisse des exportations nettes au cours de la même période. Étant donné que le Canada n’a pratiquement qu’un seul acheteur pour ses exportations de pétrole et de gaz, ses niveaux de production et ses revenus se retrouvent par conséquent étroitement liés à la situation du marché américain. On observe tout particulièrement le fait que l’augmentation considérable de la production de pétrole de réservoirs étanches et de gaz de schiste au sud de la frontière a exercé une pression importante sur le prix de ces matières premières au Canada, ce qui a largement contribué aux problèmes que nous avons connus dans les secteurs pétrolier et gazier au cours des dernières années.

Il faut également souligner que les exportations de pétrole et de gaz éclipsent les autres sources énergétiques. Les exportations d’uranium constituent des quantités considérables en termes de contenu énergétique, mais la faiblesse des prix de ce minerai sur les marchés mondiaux a entraîné une baisse des revenus provenant de son exportation. Les exportations d’électricité représentent également une valeur nettement inférieure à celle du pétrole et du gaz, ce qui s’explique en partie par leur volume relativement restreint.

En raison de leur richesse variée en ressources naturelles et de leur géographie, les provinces canadiennes présentent des profils de production et de commerce radicalement différents. Les efforts de décarbonisation des États américains limitrophes offrent de nouvelles possibilités d’exportation d’électricité, mais la construction d’infrastructures supplémentaires de transport d’énergie, nécessaire pour permettre cette expansion, a fait face à des obstacles qui ont empêché les services publics canadiens d’en tirer pleinement parti.